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Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est

 
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JSKR


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Joined: 09 Jul 2007
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PostPosted: Sun 4 May - 18:48    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

Code:
http://mp3armada.com/viewtopic.aspx?t=182858&title=giscard-le-survivant-m--moires-d--outre-pots-de-vin-mp3


Ahah, on me pirate moi aussi mes albums gratos !! Mr. Green (J'ai un fan en plus )




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2methylBulbe1ol


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PostPosted: Sun 4 May - 20:19    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

Piratage, nouvelle source de reconnaissance !
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Ludmibrouck de Hazela


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Joined: 10 Jul 2007
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PostPosted: Wed 7 May - 18:47    Post subject: snif Reply with quote

moi je suis pô piraté par les amateurs de cyrilliques Sad
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John Banlaire


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Joined: 09 Jul 2007
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Localisation: la différence entre le 51 et le 69 ??? ben c'est qu'il y en a un qui sent l'anis...

PostPosted: Sat 10 May - 07:29    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

pourtant, s'ils savaient quel sombre personnage tu es, ils éviteraient ce genre de manoeuvre, même à l'est !!!
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Ludmibrouck de Hazela


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Joined: 10 Jul 2007
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PostPosted: Sat 10 May - 12:06    Post subject: Saint Petersbourg mon amour Reply with quote

C'est vrai qu'après avoir eu un aperçu de ma classe naturelle et de mon aura à côté de laquelle celle de Darth Vador serait reléguée au rang des pétards mouillés, ils ont eu les foies ces mangeurs de goulasch...



Last edited by Ludmibrouck de Hazela on Sat 10 May - 19:53; edited 1 time in total
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John Banlaire


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Localisation: la différence entre le 51 et le 69 ??? ben c'est qu'il y en a un qui sent l'anis...

PostPosted: Sat 10 May - 19:30    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

en fait, je parlais à Mr Le Survivant !!! Mr. Green
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Ludmibrouck de Hazela


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Joined: 10 Jul 2007
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PostPosted: Sat 10 May - 19:55    Post subject: Banlaire méchand ! Reply with quote

je me disais aussi...
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JSKR


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Joined: 09 Jul 2007
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PostPosted: Sun 25 May - 11:39    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

Je viens de voir que j'étais cité en référence pour situer un gars dans un article de Noise de décembre 2007. Quelqu'un sait-il qui est cet énigmatique Thierry Skidz qui a rédigé l'article ? (c'est juste pour ma gouverne)


Code:
http://www.noisemag.net/?p=994#more-994


Thierry Skidz wrote:
Burn Out Post Crash: 9e Symposium des Arts Sonores et Mix Medias 24/11/2007 (CAPC, Bordeaux)

Dernier évènement intéressant de ce mois Novart dédié à la création contemporaine. Ca tombe bien, ce 9e symposium blabla, se déroule dans l’auditorium de l’Entrepôt Lainé (ex-Entrepôt des denrées coloniales) au sein même du musée d’art contemporain. Sous ce titre ronflant se cache une après-midi (15h-21h) de découverte à travers 6 performances d’artistes d’horizon divers, proposées par Présence Capitale (programmation établie par Joachim Montessuis de la revue erratum et Yvan Etienne, en liaison avec André Lombardo, directeur artistique de Présence Capitale).



Il fallait retirer ses places gratuites à l’avance. 2 semaines avant, c’était déjà complet mais cette après-midi, il n’y a pas la moitié des places qui sont occupées alors qu’il est déjà 15h30, c’est malin. Seuls quelques élèves du SCRIME (Studio de Création et de Recherche en Informatique et Musique Électroacoustique), beauzardeux en goguette et vieux requin de l’avant-garde culturel semblent s’être déplacés.

Un des programmateurs présente rapidement le déroulement de l’aprèm, explique que ce 9e symposium a voulu s’ouvrir sur le rock et les USA et prévient que le son pourra être fort.

Il n’a pas menti. Le volume sonore fera tomber du bordel de la scène et précipiter les doigts dans les oreilles d’une bonne partie de l’auditoire dès les premières minutes (ces gens ne tiendraient pas 3 secondes à un concert de Cursed).

On commence avec le frenchie Simon Takahashi, munis de capteurs sonores, et un autre type dont je n’ai pas retenu le nom, qui s’occupe d’une crackle-box (http://www.crackle.org/CrackleBox.htm) pour un set de bidouillages ludiques proche du reverse engineering. J’ai un peu l’impression d’assister à une opération à cœur ouvert avec tous ces jacks plantés dans un corps mécanique, branché, intubé, des fils lui sortant de partout.

Takahashi va jouer avec ses capteurs, les faire tournoyer au-dessus de la crackle-box, en s’approchant ou s’éloignant, comme un joueur de thérémine. De là, partent des bruits de mouches-espions et autres parasites quantiques avec l’étrange sensation d’être coincé dans un transformateur EDF où l’homme, la machine et l’information font partie de la même dimension. Les 2 gus inversent leurs rôles et c’est à une véritable copulation à 4 mains que l’on assiste. Copulation riche en dérapages et collisions de sons divers : sous-marinade avec bruit sourd des machines, craquement de la coque et captation de l’écho des mammifères marins et des bans de krill ; coassement de crapauds électrifiés ; râle maudit des transistors à l’agonie. Cette musique industrielle de composants électroniques me rappelle tour à tour Surr Grr, KK Null, Fuzzy Bunny et Giscard le Survivant, dans une optique un brin plus minimaliste mais tout aussi ludique. (Je ne sais pas trop pourquoi mais je repense aussi à Lee Scratch Perry, marqué à vie par le bruit des cailloux et des rochers qui s’éclatent et résonnent dans les carrières où il bossait comme manœuvre. Les liens entre l’évolution de la musique et le développement industriel peut-être)



En deuze, c’est au tour de l’italien Giuseppe Ielasi, guitariste improvisé et fondateur du label Fringes, ici au laptop, machines et système de diffusion multi-canaux ; et du hollandais Thomas Ankersmit, saxophoniste, musicien électronique, collaborateur de Kevin Drumm, Jim O’Rourke ou Borbetemagus, et créateur d’installations sonores basées sur l’acoustique architecturale et les infrasons.

On ne voit pourtant plus grand-chose mais le côté bruitage d’un film sensitif me laisse dans mon trip « opération à cœur ouvert » (d’un pod d’Existenz, là) avec le son amplifié de chaque geste clinique et un fonds musical glaçant, savant mariage entre les BO d’Eraserhead (Lynch), Shivers (Cronenberg) et PI (Aronofsky). Tu sens la bonne ambiance ?

Les nappes gonflent et se soulèvent, vous embarquant en promenade dans un parc où la faune et la flore serait en perpétuelle mutation et greffé à l’électronique. Ielasi est à la cool avec son Mac et ses bidouilles pendant que Ankersmit s’éclate comme un petit fou avec tout un tas de bordel non identifié caché dans 2 valises. Il écrase des trucs, en titillent d’autres. Flottement, lente fluctuation, glissement sur l’eau. De mystérieux bateaux rentrent au port au cœur de la nuit. Une musique qui accompagnerait bien une ballade nocturne dans l’ancienne zone portuaire de Bordeaux : Bacalan rouillé, hangars désaffectés et bords de l’eau marécageux. Ca pue le moustique et les eaux noires.

Ankersmit sort le saxo pour faire des nappes discontinues avec un son de klaxon de bagnole prolongé. Il se met en boucle et commence à monter dans les aigus avec de légères oscillations. Ielasi retraite peut-être ces boucles en direct avec son laptop. La tension monte et continue de croître. Les nappes deviennent féroces et écrasantes. C’est fascinant. Le saxo bourdonne dans un bruit de grosse mouche avec un son terrible. Mantra indus noise brut et lancinant, pas si loin de ce que l’on a pu entendre avec KTL et même Fennesz en plus brutal.

C’est ensuite au tour de Jörg Piringer (Institute for Transacoustic Research, Vegetable Orchestra) dont le travail associe poésie expérimentale (vocale, sonore et typographique) et recherche informatique.

Il nous présentera 12 Poemlets (poèmes lettristes vidéos) interagissant avec sa voix et des manipulations electro (click n’ cuts minimalistes et bruitistes), tout cela en temps réel.

1. Un V, entouré de Y en orbite, génère des W. Les Y tournent sur eux-mêmes au rythme de la voix de Jörg qui est entré dans une transe primitive africaine. (Je crois que ce sont les masaïs qui se réunissent dans des cases sur pilotis dont le plancher est souple pour sauter tous ensemble au rythme de la transe en hurlant des monosyllabes)

2. Variation autour du R symbolisant la colère rentrée, le chaos prêt à se répandre. Grognements de cochon, raclements de gorge et chuintements sur de l’electro dark matinée d’EBM minimale.

3. Plusieurs lettres s’échappent du centre de l’écran en tournoyant sur un fond de N en battement et des percussions instables.

4. Ligne de O tirant un N vers une nébuleuse de A pour les attirer. Les A, toujours plus nombreux, vont fourmiller autour du N qui laissera une trace de O sur son passage mais qui finira par disparaître. La voix fait « Oooooooooh » pendant que l’index martèle un rythme ternaire sur des bruits sourds et des glissements electro minimalistes.

5. Petits B et I noirs et gros A gris traversent l’écran pendant que d’autres lettres se déplacent au rythme de la musique très proche de celle de Steve Austin (Lee Majors, pas le schizo d’Aujourd’hui Est Le Jour) quand il court.

6. Un O fixe et 3 S évoluant avec la musique grandissent, rapetissent, parasités par d’autres lettres.

7. Cascade de lettres de chaque côté de l’écran, comme deux mecs qui pissent l’un en face de l’autre. Ils sont rejoints par d’autres mecs qui se soulagent également pendant qu’un C (un chien évidemment) vient laper à même les jets. Musique grouillante de Gremlins bourrés.

8. TXKS saute en grossissant depuis le bas de l’écran. Parfois ils en tombent du ciel. Des petits formats surgissent de n’importe où, traversent l’écran, apparaissent et disparaissent soudainement. Jörg fait l’alien beat box.

9. Des lignes de A de tailles diverses, des sons futuristes et une voix tibétaine en pleine hallucination

10. Ligne vibratoire de T sur des beats trampoline. Des F vont lui tomber dessus, sauter dans la friture. Hip hop primitif bien baisé. A la fin, la ligne de T retrouve son calme, un F s’est glissé parmi eux.

11. Dindons de l’espace et grognements sourds. Des grosses lettres noires apparaissent en très gros plan et plongent vers le centre très rapidement, laissant apparaître des petites lettres blanches sur l’écran blanc.

12. Des petits M dansent en cercle en forme de patate dans une transe OM.

Ca a l’air un peu con dit comme ça mais j’ai bien aimé.

Une petite pause de 20mn le temps de visiter ce bâtiment historique et d’aller mater la fameuse expo « If Everybody Had An Ocean ». Rien de bien terrible à part un banc de poissons en suspension, un tableau patchwork fait avec des collages (photos, dessins, objets divers, morceaux de miroir, bijoux, cailloux, poux). Des abominables machines à mousse doivent présenter des sculptures éphémères. C’est nul. (Un report à peine plus complet par Gwardeath sur son blog Trahison, avec la photo du dessin de Raymond Petitbon)



Je vais enfin voir ce que le poète performeur Bryan Saunders nous a concocté. Ce type vient de Johnson City dans le Tennessee, le pays de Gummo (t’as jamais vu ce film d’Harmony Korine ? Va me choper ça tout de suite, même la BO est d’enfer, avec Sleep, Eyehategod, Spazz, Burzum, Bathory…) et propose des interventions vocales proche du spoken word hardcore accompagnées de vidéos tout aussi hardcore. C’est ce qu’il appelle des Stand-Up Tragedies. Lydia Lunch le décrit comme « hilarious, awful and brutally honest: the bastard son of William Burroughs, Antonin Artaud and Crispin Glover” (acteur burlesque US).

Il met la video en marche et c’est parti pour la vision d’une lecture hallucinée.

Another Sound, Another Wave (le titre ?)

« Rien ne devrait recevoir un nom, de peur d’être transformé par ce nom » (Virginia Woolf)

1er chapitre, 1ère tragédie: “If my mother and I were monkeys, I’ll be dead”. Récit de son enfance avec une mère alcoolique et brutale.

2. « Suffocation roulette, accident suicide, a dangerous way to get high » à propos du fameux jeu du foulard. La vidéo montre des jeunes et des moins jeunes en train de se couper la respiration, de s’étouffer et de s’écrouler. Certains font des crises d’épilepsie. Par-dessus, un éboulement noise.

3. La vidéo le montre en train de s’étouffer avec un sac en plastique sur la tronche. Il y passera plusieurs minutes à se torturer.

4. Le fameux « PCP Poetry » que Sage Francis a samplé dans son dernier album. Ca parle de poussière de singe et de tranquillisant pour animaux sur des nappes harsh noise. La vidéo, très Costes, le montre couvert de traces de marqueur en train de jouer avec sa bite. Il se branle un peu, chie par terre et plante des cure-dents dans sa merde On le verra ensuite se caresser avec un flingue avant de sucer le canon, vêtu d’une cagoule, d’une couche et de ses charentaises.



5. « Subject in Question ». Bryan Saunders explique et fait traduire que nous allons voir 2 séries de photos. Une première avec les tronches de pervers sexuels ayant commis des viols, des tortures et des meurtres sur des gosses. Et une deuxième série avec les photos de gosses ayant été victimes de ces actes. Des murmures outrés parcourent la salle. Un type s’exprime : « ah ben, d’accord… ». Le programmateur rappelle que nous sommes en présence d’un poète. L’autre : « ah ben alors, si c’est de la poésie… ».

Le texte est un monologue adressé à Dieu (Dieu répond rarement dans ces cas là) « violent God. Deaf God. Sick bastard God. You’re weak. » dans lequel il lui demande pourquoi il répond aux prières des uns et pas à celles des autres. Drones angoissants et crépitements noise avec la voix de Bryan pleine de reverb comme dans une église. Quelques personnes se sont barrées assez rapidement. A la fin un bébé pleure dans le public…

6. « The Beach/Screener ». Il gueule dans un mégaphone des consignes de sécurité ultra répressives à des vacanciers sur la plage comme si ils étaient en QHS. On voit des images d’ultra-violence en taule filmé par les caméras de sécurité et les gardiens : pétages de plomb, meurtres au tournevis (ça dure une ou deux minutes, le temps de mettre 50 coups de tournevis), mec balancé par la fenêtre, émeutes et répressions qui s’en suivent.

7. « Small Town, Dark Secret ». « Some cruel and sick stories », celles que ne racontent pas les chansons du Boss, de Billy Joel ou de John Cougar Mellencamp. Il va principalement nous raconter l’histoire d’une de ses voisines qui suçait la bite de n’importe qui, « for no drugs, for no money, for no movie, just for love ». La vidéo montre une grosse femme moche en train de se désaper. Elle lèche un de ses gros seins flasques et fait tomber la culotte de cheval. Puis une vidéo de Bryan avec du sperme sur la gueule, sur ses lunettes, sur la langue. Des longs plans du sperme dans sa bouche. Il fait des bulles avec.

C’était le dernier, il en avait d’autres en stock que l’on n’a pas vu. C’était franchement scotchant et dérangeant. J’aurais bien voulu tous les voir. Une bonne femme derrière moi a trouvé les images très shocking, son fils lui parle de Rimbaud. Heureusement qu’il n’avait pas la vidéo, Arthur.

C’est Manuela Barille qui a la lourde tache de passer ensuite. Une drôle d’italienne qui développe depuis son enfance un « para-langage » inspiré des animaux et des sons de la nature. La performance est de l’ordre du théâtre sans parole ou du mime sonorisé par des bruitages à la bouche.



Le soundcheck a l’air compliqué. Elle n’a qu’un micro mais comme son art est subtil, il faut que la technique suive. Le temps que la technique rattrape son retard, Manuela débite des onomatopées très rapides. Elle déballe son sac à main, en sort une main de velours noir et un triangle dont elle va jouer en sonorisant ses mouvements. Elle rate le triangle à plusieurs reprises comme si le triangle évitait les coups. Il prend vie et s’approche d’elle. Grosse comédie de la frayeur et le triangle de la Terreur se pose sur son œil (l’œil dans la pyramide, tu vois le symbole). Soudain délivrée, elle fait tomber le triangle par terre comme après un orgasme de peur. S’en suit une courte démonstration de chant diphonique très doux, comme le bruissement d’un oiseau muni de lèvres qui va mettre en marche une courroie et un mécanisme de roulement. Très étrange. Cette bonne femme est une bruiteuse de bruits inconnus. Mais elle n’arrive pas encore à vraiment captiver son auditoire comme son facétieux professeur, Tran Quang Hai, maître de la guimbarde et du chant diphonique.

Elle va ensuite jouer du verre avec son doigt mouillé et commencer à s’amuser avec le son des mots (No, Si). Elle sort un bouquin de son sac, le sent, en lit une page en faisant jouer la prononciation et les sonorités de différentes langues.

Pour finir elle introduit un tuyau en plastoc rouge dans la bouche et fait mumuse avec sa trompe. Elle meugle comme une vache qui atteindrait les aigus pour se transformer en oiseau par une lente déformation du son.

Distrayant. Mais j’aurais préféré voir Gerry Philips le Manualist.

Le dernier truc de cette journée, c’est Raionbashi et Kutzkelina, un couple de berlinois. Raionbashi est membre du Schimpfluch-Gruppe (qui a fait un disque avec Masonna) et s’occupe du label Tochnit-Aleph (Evil Moisture, Henry Chopin). Ils ont, parait-il, donner le concert le plus intéressant du No Fun festival organisé par Carlos Giffoni à NY en mai 2007 où il y avait quand même Kim Gordon, Thurston Moore, Merzbow, Keiji Haino, Hair Police, Mouthus + Axolotl, Aaron Dilloway (ex-Wolf Eyes) ou Burning Star Core.



Une lampe de bureau, deux verres et une bouteille de Zubrowska sont disposés sur un gros cube noir. On entend juste un mécanisme d’horlogerie. Le mec, qui a un très grand front ou une perruque de gosse, s’assoit, remplit son verre de vodka et le boit tranquillement. Il s’en sert un autre, gonfle un ballon et le fait éclater. Sa copine arrive en tunique de lin blanc, l’embrasse, s’assoit et se sert un verre à son tour. Lui, gonfle un nouveau ballon. Elle, se brosse les cheveux en chantonnant, comme les filles devant leur glace dans les films, puis se fait des nattes en macaron à la princesse Leia. Le gus prend son ballon dans ses bras, le caresse et le fait crisser. Le son du mécanisme d’horlogerie est de plus en plus fort. Un beat de ballon qui rebondit l’accompagne. La fille se met du rouge à lèvres, se lève et pète le ballon du type avec son épingle à cheveux. Elle est fin prête pour le yodle que lui va sampler et mettre en boucle sur des drones suraigus. C’est quasi insupportable. Des nappes électro-spatiales émergent de cette cacophonie. C’est à peine mieux. Arrêt soudain. Le mec diffuse des chants d’oiseaux et des cris d’animaux de la ferme (grouik). Il s’approche du micro, semblent parler mais on n’entend absolument rien. On quitte la campagne bavaroise pour replonger dans le Tyrol. C’est reparti pour une séquence de yodle avec l’instru animalière. Au final, c’est bien nul à chier. Le plus mauvais truc du jour et du mois. Si c’était aussi pourri à NY, on devait s’emmerder ferme à ce festival No Fun.

La bouteille de vodka arrive jusqu’à Thomas Ankersmit et Giuseppe Ielasi assis juste devant moi. Ils en proposent à la fille à côté de moi. Cette fille recevait des messages de personnes inconnus sur son portable, tandis que de l’autre côté, un vieux avec une espèce de chinoise parlaient entre eux en français, en anglais et en allemand. Cosmoland.

J’hésite à prendre un verre de vodka, mais je me barre. Je m’en fous, j’en ai une bouteille au congélateur.

Des photos, des liens :

http://presencecapitale.free.fr/

Bravo et merci à tous ceux qui sont arrivés jusqu’ici. A bientôt pour de nouvelles aventures.

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John Miroslav Charcot


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PostPosted: Sun 25 May - 12:22    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

Ne serait-ce pas celui qui t'encule derrière une dune à Biarritz?
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C'est vrai qu'il y a assurément les BONS forums à regarder avec ton patron derrière toi, et les mauvais. Razz
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JSKR


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PostPosted: Sun 25 May - 13:33    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

J'espère pour toi que lui ou un de ses acolytes ne passera pas par ici lire tes propos violemment diffamatoires (sur dénonciation de Kakru ou de Vincent )


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John emmanuel


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PostPosted: Sun 25 May - 14:07    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

Cool en tous cas! Wink Le monsieur à de bonnes références!!! Very Happy Rolling Eyes Twisted Evil

Ça me rappelle que j'avais discuter sur My space avec un groupe italien nommé La Mamonya qui avait vu un de ces disques comparé à Electric press kit par un chroniqueur sur le webzine russe Shadowplay...

"I love such albums! Absolutely dirty and barbaric music. Hard-edged, hard, nervous and mad! You are waiting the moment the barbarian will break out and destroy the power of dynamics. And don't expect the minute to respect during listening the album. The first tracks produce the following associations - Fad Gadget, Absolute Body Control, DAF and absolutely crazy French Electric Press Kit. Besides the musical and energy closeness the vocalist of the band (as the mentioned before) don't have ideal vocal. Plus the fact that through the electro-industrial basis with synthetic sounds of the 80-s the punk-past shines. Plus the fact that the half of the lyric is on Greek and the rest is on English with strong accent. So the result is more than wild. Probably thanks to that moments this Italian band is unique one and it's hardly to compare it with some other."

Code:
http://www.lamamoynia.com/index2.html


Chronique dans laquelle on apprenait que l'on était complètement fou... Laughing
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http://www.myspace.com/electricpresskit
http://www.myspace.com/electronicpk
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John Miroslav Charcot


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PostPosted: Sun 25 May - 21:44    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

C'est peut-être Lapin sur le forum montpeliérain axcesscode?
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John 23


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PostPosted: Mon 2 Jun - 21:44    Post subject: Giscard le Survivant sur un site d'Europe de l'Est Reply with quote

En tout cas, ces russkofs, ils écoutent vrai/ment tout et nimporte quoi sans discernement aucun...
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